Le Fulcrum

Titre : le fulcrum extrait du livre de Bernard DARRAILLANS

Pour mieux comprendre les travaux, voici un extrait de conférence que j’ai donné au symposium d’ostéopathie de Montréal sur le fulcrum d’après un texte du docteur Schooley.

« Dans toutes les découvertes du Docteur Sutherland, la plus importante pour moi est la notion de point neutre et de fulcrum. Le docteur Becker écrit qu’ils sont la base de l’ostéopathie.

« Si toute la matière est un mouvement, si tout mouvement est fluctuant, si cette fluctuation se divise en deux phases d'expansion et de rétraction, alors la fluctuation est dite "rythmique."

Si une phase est en opposition avec l'autre, il doit exister un interchange de facteur d'énergie entre ces deux cycles.

Si la fluctuation se répand sur toute la matière, il doit exister un point central, dans lequel il n'y a aucun mouvement.

Peut-être pourrait-on l'appeler un fulcrum. Alors on peut considérer un fulcrum pour chaque atome, chaque molécule, chaque cellule, chaque tissu. »7

Lorsque vous poserez les mains sur le crâne, vous pourrez sentir ce mouvement d'expansion et de rétraction. A l'interface de ces deux cycles, vous rencontrerez un non-mouvement. Ce non-mouvement sera le fulcrum. L'expansion et la rétraction sera la fonc¬tion.

Cette sensation vous la retrouverez partout dans les différentes structures du corps :

  • osseuse
  • faciale
  • viscérale
Mais aussi, les liquides :
  • le sang
  • la lymphe
  • le liquide céphalo-rachidien
  • le liquide interstitiel (le corps est fait de 70 % de liquide)
Dans l'univers, ce fulcrum et cette fonction sont l'expression d'une énergie intelligente et parfaite. Le docteur Sutherland nous dit : « C'est à travers le liquide cérébro-spinal que le grand corps infini de l'énergie intelligente de l'univers transmet sa force au corps humain vivant. ». Cette énergie intelligente que nous trouvons dans les atomes, les molécules, les cellules, nous la retrouverons dans le corps humain tout entier, et sa force est transmise par le liquide cérébro-spinal.

« Le principe du corps humain est d'être vivant, en bonne santé et fonctionnel »

La question se pose : Une telle fonction peut-elle être pervertie ?

La réponse de Sutherland est : « Une fonction n'est jamais pervertie. La matière fonctionne d'une manière parfaite en relation avec son environnement. Une fonction n'est pas pervertie, c'est une erreur de l'environnement qui donne l'apparence d'une fonction déformée »134.

Si une fonction est toujours vraie, elle dépend de son environnement. L’environnement humain est soumis à des forces naturelles mais également sociales, psychologiques, culturelles, civilisationnelles.

« L'environnement humain n'est pas que physique, il est aussi psychologique et mental »125, dit le docteur Schooley. Nous savons que les processus de pensées influencent la physiologie du corps et peuvent modifier, transformer l’effet de l’énergie universelle.

Dans la cellule, le fulcrum et sa fonction seront en équilibre avec l'environnement et seront l'expression de l'énergie biodynamique de celle-ci. Comme pour la cellule, lorsque vous serez à l'écoute de la fluctuation du liquide céphalo-rachidien, vous recevrez l’information sur l'équilibre du fulcrum et sur son rapport au fulcrum de l'environnement de votre patient. Vous aurez l'expression de la force biodynamique de celui-ci.

Si une erreur de l'environnement vient s'appliquer sur la surface du corps fonctionnel de votre patient, plusieurs possibilités vont se présenter :

  • l'énergie perverse est moins forte que la force biodynamique du pa¬tient. Le fulcrum restera en l'état.
  • l'énergie perverse est plus forte que la force biodynamique. Il y aura un déplacement du fulcrum, et qui ensuite reviendra à sa position initiale. Cela signifie que la force biodynamique du patient est capable d'absorber l'énergie perverse. Ce sont des forces de résiliences.
  • l'énergie perverse est plus forte que la force biodynamique du patient et déplace le fulcrum qui ne peut revenir à sa position initiale. Les forces de résiliences ne sont plus assez puissantes. C’est alors qu’une force extérieure appliquée par le thérapeute permettra au fulcrum de revenir à sa position initiale. C’est exactement ce que vous faite lorsque les coussins déformés de votre salon retrouvent leur forme initiale après avoir été secoués.
Toutes ces solutions suivent le principe d'adaptation, de compensation et de décompensation.

L'énergie perturbatrice peut venir de l'extérieur du patient, mais également du monde intérieur de celui-ci : viscéro-somatique, psychologique ou mental. Sutherland donne l'exemple suivant :
« II vous est arrivé plusieurs fois au cours d'un pompage du quatrième ventricule, de ne pas avoir l'effet escompté. »

Le quatrième ventricule est une citerne contenant du liquide céphalo-rachidien dans le cervelet. En posant nos mains croisées sur la base du crâne, les éminences thénars au niveau des angles latéraux de l’occiput, nous pouvons ressentir la fluctuation du liquide céphalo-rachidien. En utilisant la respiration thoraco-abdominale, on peut avoir un effet de compression sur ce quatrième ventricule, ainsi la fluctuation change, elle devient plus lente, plus ample, elle prend de l’expansion dans tout le crâne et en direction de tout le corps, via le tissu conjonctif.

Le Docteur Sutherland explique que lors de la période de réaction à cette technique, il existe un échange entre tous les liquides du corps. L'activité mentale du patient passe de l'actif au passif, jusqu'à l'endormissement.

« S'il vous semble avoir échoué, vous êtes-vous posés la question d'une erreur techni¬que ?, ou le fait que la pensée du patient va tellement vite que le moteur de celui-ci n'a pas le temps de chômer ».

Le moteur dont il parle est la puissance de la vie et l’ensemble des mécanismes homéostatiques à l’intérieur du corps du patient. Dans l'organisme vivant, lorsque le moteur est au chômage, il recharge les batteries. Il existe une interface entre l'énergie universelle qui vient pénétrer le corps par le liquide céphalo-rachidien et la fonction anabolique et catabolique : prise d'énergie pour l'anabolisme, restitution d’énergie pour le catabolisme. Le liquide céphalo-rachidien transporte l'énergie universelle, émotionnelle, psychologique et mentale propre du patient. Il est en interface avec le métabolisme grâce à la fonction des encéphalines résonnant à la fonction enzymatique, nous le verrons plus tard dans cet ouvrage.

Le docteur Schooley dit : « C'est la manière dont on utilise les pensées, qui influence la physiologie du corps ». Cette manière va modifier la qualité des émotions, redonner de la cohérence cardiaque et par là, modifier l'interface entre la fonction métabolique et la fréquence du liquide céphalo-rachidien. Elle représente la fonction émotionnelle. C'est la relation entre le soma et les émotions, le somato-émotionnel.

J’enseigne cette méthode depuis plus de 25 ans et je ne m’en lasse pas. D’autant que les neurosciences actuelles mettent en évidence de plus en plus l’impact des émotions sur la biologie. Si elles sont liées à la fonction cérébrale et à leur relation au corps, elles vont agir même sur la structure cérébrale et sa plasticité. Pour ce travail je me suis inspiré des travaux de la psychanalyse de William Reich, d’Alexander Lowen, de la gestalt thérapie, de John Upledger, et de ma propre expérience clinique. Imprégné des travaux de Françoise Dolto en psychanalyse pédiatrique, je l’utilise souvent avec les bébés et les jeunes enfants et surtout les parents qui viennent me les présenter. La plupart du temps un enfant qui ne va pas bien exprime le malaise, le mal-être d’une famille. Je ne peux plus contacter un tissu, un organe, un viscère, des vertèbres, une articulation quelconque sans penser aux circonstances du traumatisme et à l’état émotionnel de mon patient à ce moment-là.

Le cerveau n’est-il pas le chef d’orchestre de l’homéostasie ? Il y a tout juste quinze ans, les neuro-cardiologues ont démontré l’importance sur la cohérence cardiaque des émotions. Ils affirment que la cohérence cardiaque est le meilleur indicateur de la santé. Maintenant l’épi génétique vient démontrer également l’impact de tout ceci sur la fonction génétique.

Nous avons la chance avec cette écoute du MRP de contacter au plus profond les âmes et les esprits de nos patients. La lésion ostéopathique est un déséquilibre de la fluctuation rythmique et coordonnée des fluides de l'organisme, avec les éléments cellulaires et leurs propres rythmes. Ces fluides animent les liquides du corps : ce sont des champs électromagnétiques.

Il existe trois liquides dans le corps : le liquide céphalo-rachidien, la lymphe, le sang. Le liquide interstitiel se nourrit de ces trois liquides. Le liquide céphalo-rachidien transporte l'énergie universelle et l'énergie psychique. La lymphe transporte les défenses immunitaires : le moi et le non moi. Le sang transporte l'oxygène, les fonctions métaboliques, les émotions et même le « moi ».

II existe trois possibilités de normalisation en ostéopathie d’après le docteur Sutherland :

  • Amener les différents liquides cérébro-spinal, lymphatique et sanguin vers les différentes cellules du corps
  • Harmoniser le rythme des éléments cellulaires du corps avec le rythme des différents liquides
  • Associer les deux méthodes

  • C'est alors, que nous nous intéresserons au Still Point. Il est le fulcrum de tous les fulcra. Il nous permet de mettre en contact l'énergie universelle avec l'énergie du patient, et de faire en sorte que cette énergie universelle soit transmise à toutes les cellules du corps, par le liquide céphalo- rachidien.

    À ce still point, nous aurons une impression particulière, difficile à décrire. Il peut nous paraître très long, et pourtant il est très court. Il est un point. Il semblerait être un point. Il est hors du temps et de l'espace. Il pourrait être la fin d’une séance d’ostéopathie.

    Ne confondons pas un point neutre et un still point. Un point neutre est un point d’équilibre où il n’y a pas de tension, il reste local. Si nous ne faisons pas attention nous pouvons confondre un point neutre avec un still point. Un point neutre reste local et ne se propage pas dans le patient tout entier. Le still point se propage dans le tout du patient. Il est une force thérapeutique dynamique. Rollin Becker insistait sur le fait qu’il ne fallait pas commencer un traitement tant que la volonté du patient ne laissait pas la place à la volonté de la respiration primaire. Le mental peut prendre le dessus sur le souffle.

    C’est peut-être à ce moment du still point que la volonté du patient disparait. Mais comment la volonté du patient peut-elle disparaitre s’il souffre et qu’il a mal ? Il aura fallu donc plusieurs points neutres locaux diminuant les douleurs et souffrances pour atteindre ce still point.

    À ce still point, le patient est un segment unique exprimant son potentiel inhérent. C’est donc le moment idéal pour que ce potentiel inhérent puisse se mettre en résonnance avec le potentiel inhérent de la puissance de la vie.

    Denis Brookes nous disait, dans ses cours enseignés au Collège Atman : « l’ostéopathie commence quand vous avez libéré la structure ». Une nouvelle phase thérapeutique peut être envisagée, c’est la vision biodynamique.

    Je terminerai par la définition du Docteur Becker, ostéopathe élève de Sutherland qui a continué a développé cette vision biodynamique : « Ce point d’appui, ce centre d’où la vie s’exprime par le « potency » à l’intérieur de notre corps, semble jaillir pour inonder l’espace environnant. Ce fulcrum possède deux caractéristiques, d’espace et de temps.

    Pour l’espace, il est l’ensemble des axes de toutes les pièces anatomiques de nos tissus, de nos cellules.

    Pour le temps, il est cet espace d’immobilité relative, entre la phase de dilation et de rétraction cellulaire et du MRP.

    Il a cette particularité de délivrer son potentiel dans cette fameuse propriété de régénérescence, d’autocorrection et de vitalité selon une force organisationnelle interne. Enfin, cette énergie devient cinétique pour entretenir le mécanisme de dilatation et de rétraction cellulaire.

    Selon la puissance des fulcrums, qui sont les bases de l’ostéopathie, on peut définir les conditions d’expressions, du breath of life et de la santé. » (breath of life ou souffle de vie est une expression donné par le docteur Sutherland).

Symposium Montréal 2012

« Lorsque votre patient entre dans votre cabinet vous devez considérer 3 facteurs » écrit Rollin BECKER.

« Les croyances et les idées du patient sur son problème, ce que le praticien pense être le problème du patient et enfin ce que l’ensemble anatomo physiologique du corps du patient exprime du problème ».

C’est dans cet ensemble anatomo physiologique que le praticien rencontre le partenaire silencieux ou le médecin intérieur. Nous sommes donc au moins trois dans une consultation, peut être plus….

A ce propos une petite anecdote : Il y a quelques années un prêtre nous consultait. Comme souvent un stagiaire assistait à ces consultations. Le prêtre entre dans mon bureau, ferme la porte sèchement. Il me fait comprendre que la présence du stagiaire est indésirable. Je l’interroge : Vous ne le faites pas entrer ? Il me répond : qui ? À priori dans ce cabinet nous n’étions que 3 sauf peut être… Alors une évidence me vient à l’esprit, qui est le prêtre ici, vous ou moi ? Il avait oublié le Bon Dieu….

Revenons à la phrase de Rollin BECKER : « le patient, le praticien, le partenaire silencieux. Cet ensemble anatomo physiologique a la connaissance de son propre cas, c’est lui qui détient la réponse. Cet ensemble anatomo physiologique dans sa structure fonction contient en lui tous les schémas de la maladie et de la santé rétablis ».

Dans une consultation nous sommes face à trois consciences : deux consciences subjectives celles du patient et du praticien et une conscience plus particulière pas objective pas neutre, moins subjective on va dire plus universelle.

En effet le partenaire silencieux relie le patient à une conscience universelle.

Les physiciens quantiques définissent cinq conditions physiques nécessaires et indispensables à la création de l’univers et à l’organisation de la vie dans cet univers. L’énergie noire, la force forte et faible atomique, le champ électro magnétique et la gravitation universelle. Ils définissent des constantes physiques comme la vitesse de la lumière, tout ceci constitue le code cosmologique dans lequel nous trouverons en germe le code génétique donc les conditions de la vie. Dans son expansion l’Univers se dilue, se refroidit et ne cesse d’évoluer vers des formes de plus en plus sophistiquées jusqu’à la vie, l’homme et à la conscience humaine.

En physique quantique on définit la conscience comme un ensemble d’informations issus d’une mémoire qui choisit un temps et un espace puis une forme pour s’exprimer, ainsi l’univers peut prendre la forme d’une galaxie, une planète, un atome, une molécule, une bactérie, une plante, un animal, un être humain.

Ce principe organisateur, ces lois physiques possèdent des propriétés qui ressemblent étrangement à celles attribuées à un Dieu.

« Elles sont universelles et elles s’appliquent partout dans le temps et dans l’espace de notre petite terre aux immenses galaxies. Elles sont absolues car elles ne dépendent pas de celui qui les découvre. Elles sont intemporelles bien qu’elles décrivent un monde soumis au changement et à des phénomènes constamment changeant, elles mêmes ne changent pas avec le temps.

Nous vivons dans un monde temporel décrit par des lois qui sont elles mêmes intemporelles. Elles sont omnipotent car elles s’appliquent à tout et partout. Enfin elles sont omniscientes puisqu’elles savent à l’avance et agissent sur les objets matériels sans que ceux-ci aient à les informer de leur état particulier », ainsi s’exprime TRINH XUAN THUAN, astrophysicien, professeur à l’université de Virginie à Charlottesville.

L’homme se trouve au centre dans un état dit mésoscopique entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. Il est créateur de son propre univers grâce à ses 5 sens, ses émotions, son intelligence, sa conscience. Ce qu’il ne peut sentir il peut le percevoir, soit avec des machines, soit avec son imagination, moteur de son intelligence et de sa conscience.

Les sens ont des limites, exemple la vue ne peut percevoir un spectre lumineux qui va des ultraviolets 400 nanomètres aux infrarouges 800 nanomètres. La perception est limitée par l’intelligence, celle-ci est limitée par des frontières que l’on s’impose trop souvent à nous-mêmes.

Offrons nous le bonheur de l’apprentissage, de l’expérience, de la compréhension, de la conscience. A ce jour la conscience se limite à la création, et peut être au créateur. La conscience humaine se définit comme la faculté mentale subjective d’appréhender les phénomènes extérieurs comme les phénomènes intérieurs et plus généralement sa propre existence.

Le professeur RELIER, neurophysiologiste Canadien indique que la conscience ne peut répondre simplement à des mécanismes neurono ou à des mécanismes cérébraux car elle résulte de l’interaction entre la fonction du cerveau, de la sensibilité, de la sensorialité et de l’ensemble de la physiologie du corps.

La conscience comprend d’une part, la conscience du monde et des êtres vivants dans l’environnement et dans la société, c'est-à-dire autrui. Elle comprend d’autre part la conscience du moi et du soi et de ce qui se passe dans l’esprit d’un individu, de la perception interne ou corps propre, les aspects de sa personnalité et de ses actes, l’identité de soi, les opérations cognitives, attitude propositionnelle.

La représentation de sa propre existence. Descartes dans les méditations métaphysiques laisse entendre que l’âme est un rapport à soi. L’examen de la conscience suppose ainsi le doute méthodique comme une façon première d’entrer dans un rapport à soi d’une manière non erronée.

Le professeur VELDMAN initiateur d’haptonomie dit : « Je sens en conséquence de quoi je pense ainsi je suis là présent et conscient ». La conscience s’accompagne de souvenirs, de sensations, de sentiments, de savoir que nous ramenons à une réalité interne que nous appelons « moi ». C’est le concept de l’intériorité.

C’est un monde de constantes biologique, d’équilibre physique dans un rapport de tensions réciproques, de sociabilité cellulaire, de besoin d’échanges, de calme, de tranquillité, voire d’éternité : un monde de cohérence. On la trouve dans la trame du tissu conjonctif, des liquides et des fascia. Elle est régulée au niveau du cerveau par l’insulta.

La conscience de soi est structurée par la mémoire et l’entendement, elle est une unité synthétique sous jacente à tous nos comportements volontaires, on parle alors de corporalité. Elle influence toute notre physiologie puisqu’elle est le processus d’adaptation à l’environnement. Les éléments qu’elle contient : souvenirs, sentiments, jugement dépendent d’un contexte culturel. Elle est donc une réalité empirique, changeante et multiple, construite tout le long de notre vie. Elle influencera le champ neuro végétatif, le champ de schéma corporel et de l’image inconsciente du corps, le champ psycho morphologique, le champ spirituel. Le calme, la tranquillité, la permanence nécessaire à la conscience du moi ne sont plus garantis.

Là intervient la conscience du médecin intérieur, c’est également là qu’intervient l’ostéopathe dans son dialogue avec le médecin intérieur.

Le champ du point zéro maintient toute la matière en équilibre, disent les physiciens quantiques. Le souffle de vie cette fréquence du vivant semble venir de l’horizon, se met en résonnance avec le potentiel inhérent du patient. Il travaille pour maintenir une cohérence optimale au sein des populations cellulaires en permettant la synchronicité, c’est la condition de la santé.

Le médecin intérieur à l’interface au niveau du corps fluidique l’utilise pour mieux le répartir et le distribuer là où il y en a besoin dans le corps.

La santé est présente quand nous sommes en parfaite communication avec l’environnement via la cohérence quantique. La maladie résulte de la perte de synchronicité avec l’environnement. Les cellules émettent des photons, des solitons. Cette onde cohérente, stable qui prend naissance dans l’embryogénèse permet d’entretenir la structure et la fonction et la communication cellulaire tout le long de notre vie : c’est l’expression des champs morpho génétiques. Les micros tibules adjacents entrent en résonnance entre elles. Ainsi les solitons se propagent rapidement pour permettent une transmission lumineuse cohérente. Via ce réseau complexe de tubes et de vacuoles, la cohérence globale des ondes amène un phénomène nommé la super radiance où les signaux pulsés cohérents peuvent être transmis partout dans le corps en un instant. Une fois que la cohérence est atteinte, le phénomène de transparence auto induite permet le transfert quasi instantané d’informations. Ainsi le cerveau coopère pour atteindre la conscience : La conscience est lumineuse, la vie s’exprime par des champs électro magnétiques qui animent les liquides.

Le but de tout ostéopathe est d’établir un maximum de cohérence en suivant le chemin montré par le médecin intérieur. Lorsque nous voyons un patient nous évaluons sa santé, que ce soit par une méthode structurelle ou en écoutant le mécanisme. Lorsque nous traitons, nous nous centrons et par ce fait même offrons un fulcrum, un stillness absolu autour duquel le corps du patient pourra se réorganiser. Pour mieux évaluer la santé et la maladie nous interrogeons le partenaire silencieux. Cette communication doit se faire d’une manière quantique par résonance morphique et nous savons que cela nous transmet souvent des indices et des images. L’avantage que nous avons sur le médecin intérieur est que nous devons avoir du recul. Par cette neutralité bienveillante, nous ne sommes pas impliqués dans cette conscience du moi et du soi du patient. Nous devons être transparent mais conscient et présent, très présent afin de permettre à nos patients de se refléter dans la conscience universelle, dans les forces de la création, dans la puissance des fulcrums, dans la conscience et le consentement de son partenaire silencieux qui n’ont pour but de le ramener dans son schéma de santé et d’évolution.

Dominique LUSSAN, biologiste et ethno psychologue décrit au congrès de médecine quantique, novembre 2011 à Lyon « un état non ordinaire de conscience nécessaire au médecin de médecine intégrative, comme les ostéopathes par exemple. C’est une relation au temps, à l’espace, au corps et au moi. Je suis centré sur mon cœur pour aimer ce que je fais : je suis en empathie. Dans un état ordinaire de conscience, je suis centré sur mes 5 sens, mon corps est fini, limité, je suis donc centré sur mon égo. Dans un état non ordinaire de conscience, je suis centré sur mon cœur, j’ai choisi un temps et un espace, dans le passé, le présent ou le futur et j’ai choisi un espace dans le quel je suis en empathie avec l’autre. Elle définit un état physique, énergétique, émotionnel, perceptuel, intuitif, spirituel. Le mental intuitif nous permet d’accéder à la synchronicité. Pour ne plus être dans la sensation mais dans la perception, il nous faut mettre nos 5 sens en interaction pour accéder à un sixième sens, cela nous rappelle la phrase de SUTHERLAND :

« Une main qui sent, qui voit, qui écoute et qui sait ». La perception implique la présence de tout notre être profond et pas seulement nos mains : elles deviennent transparentes.

Le mental de la raison permet de structurer, d’organiser, de planifier : il nous est nécessaire pour le diagnostic, il faut le taire pour la thérapeutique. Elle nous rappelle : dans la culture occidentale, notre intelligence se construit en allant chercher l’information à l’extérieur. Dans la culture chamanique on organise la formation de la conscience par résonance morphique avec les différents mondes : minéral, végétal, animal, le monde des ancêtres ; les différents éléments : éther, air, feu, eau, terre.

« Les techniques corporelles permettent de relier la conscience à l’action dans un état non ordinaire de conscience »

Si la respiration des différents états de l’être profond est en résonance avec l’éco système qui l’environne, la personne se trouve en bonne santé.

Symposium MONTREAL 2016

Influence des émotions aujourd’hui en médecine.
L’approche matérialiste, scientifique, réductionniste a dominé la pensée du XIX et du XXème siècle. Elle considère l’homme comme une machine biologique. A l’origine cette vision est étroitement liée à la physique classique de newton. C’était un ensemble de postulat et d’hypothèses au sujet des questions : qu’est ce que la réalité ? Qu’est ce que l’univers ?
L’idée était que la réalité était liée à des processus matériels. Un des postulats était le réductionnisme dans lequel tous les systèmes complexes étaient réduits afin de mieux les comprendre. Un autre postulat était le déterminisme dans lequel tout événement est provoqué par un autre événement qui le précède : c’est la loi de cause à effet.
Pour les pères de la physique classique : Descartes, Galilée, Newton, c’était des hypothèses ou des postulats et non des certitudes au sujet de la réalité, mais il y a eu une dérive au XIXème siècle. Ces postulats, ces hypothèses sont devenus des articles de foi, des dogmes et cela a crée une idéologie que l’on a appelé matérialisme scientifique réductionniste. Nous ne pouvons pas réfuter entièrement cette vision car elle a permis un développement considérable de la technologie au cours du 20ème siècle. Si les résultats ont amené une évolution scientifique considérable, la science s’est progressivement heurtée au mur de l’écologie. Cette manière d’expérimenter et de découvrir objectivement la réalité en la réduisant à des phénomènes plus simples et déterminés par une analyse systématique avait l’inconvénient d’isoler le système étudié de son contexte et de son environnement.
En ce qui concerne la biologie et la physiologie humaine, cette vision impliquait que l’esprit, la pensée, les émotions, les intentions, les croyances, la détermination, le libre arbitre ne sont réduits qu’à des activités électriques et chimiques dans le cerveau. Elles seraient des illusions qui n’auraient aucune action biologique sur le cerveau et sur le corps. Cela a conduit au déterminisme génétique qui a été propagé par de nombreux biologistes au cours du 20ème siècle et qui est encore une approche très dominante.
Pour ces chercheurs notre physiologie, nos pensées, notre comportement sont en grande partie déterminées par les gènes. Ce qui signifierait que notre vie est prédéterminée. Nous serions prisonniers de notre hérédité. Nous n’aurions donc très peu de contrôle sur notre santé. Cette idéologie a eu un impact très très négatif au niveau de la science pour la recherche de la conscience et du comportement humain. Et si aujourd’hui on est souvent considéré comme des dossiers par la médecine c’est une conséquence de cette idéologie. Les scientifiques ont oublié l’aspect subjectif de l’expérience humaine.
Ils ont volontairement minimisés la force, le potentiel, la puissance de l’esprit, de l’âme et de la conscience. Les docteurs Still, Sutherland et Becker se trouvaient à contre courant de cette idéologie car ils étaient des précurseurs.
Avec l’évolution des neurosciences et des nouveaux moyens d’imagerie comme l’IRMN, la tomographie à exposition de positrons… nous nous sommes aperçus que le matérialisme scientifique réductionniste était une vision erronée et nous avons pu démontrer que le potentiel du mental et des émotions avait un effet considérable sur tous les processus neurobiologiques. Nous pouvions nous en douter car il y avait eu des expériences en psychologie sociale qui avait démontré que nos croyances, nos intentions, nos buts avaient un effet considérable sur notre comportement.
Nous savons maintenant que le cerveau fonctionne comme un émetteur récepteur de la conscience et il est en dialogue permanent avec le corps et avec le monde de l’environnement. L’animateur que vous entendez dans votre poste de radio n’est pas dans la boite, il est dans les ondes autour. Pour traverser une rue le cerveau projette toute l’image de votre corps de l’autre coté. Sans cette projection de l’esprit, en dehors de la boite, il n’y a pas de mouvement possible.
Toutes ces nouvelles découvertes sur les émotions, la pensée, les intentions ont pu mettre en évidence la psycho-neuro-immuno-endocrinologie. Le réseau psychosomatique est un réseau multi directionnel qui relie le cerveau à d’autres réseaux physiologiques du corps et notamment le système immunitaire et endocrinien. Tous ces systèmes communiquent d’une manière permanente par des substances biochimiques transportant l’information. Les réseaux liquidiens et nerveux transportent cette information d’une manière électrique et électromagnétique. Un deuil, une perte de travail, tomber amoureux, tout cela agit sur le système immunitaire en passant par des changements d’états du système nerveux. Un stress aigu chronique peut stimuler ou activer un virus latent, entrainer une infection ou ralentir la cicatrisation d’une plaie. Les chercheurs ont également constaté que les personnes qui avaient un sentiment d’impuissance face à des maladies cardio vasculaire ou un cancer, avaient un taux de mortalité plus élevé. Si le stress influence le système immunitaire d’une manière si importante, les émotions positives, les pensées agréables, une conscience plus ouverte ont une influence favorable et rendent le système immunitaire plus efficace. Les lymphocytes, la sécrétion de globules blancs et de cellules neutrophiles…, sont stimulés par des émotions positives ou par une tranquillité d’esprit.
Toutes ces découvertes en neuroscience s’appliquent également à la génétique et à l’épi génétique. Avec l’épi génétique la détermination du matérialisme scientifique réductionniste devient une relative probabilité. L’épi génétique a pu démontrer l’influence de l’environnement sur les gènes. La manière dont on se comporte et la manière dont on apprécie cet environnement influence la lecture des gènes. Pour la génétique classique étudiée autrefois à l’université, il existe 25.000 gènes. Ils sont autant de pages d’un gros bouquin qui donne les instructions aux cellules. Les cellules utilisent des marque-pages. Certaines cellules lisent certains gènes, d’autres cellules lisent d’autres gènes et elles lisent en commun encore d’autres gènes. On s’est rendu compte récemment que la lecture de ces gènes dépendait de facteurs environnementaux externes et de facteurs internes dans la physiologie du corps. Ces facteurs internes dépendent de l’état émotionnel et psychique de l’individu. De plus la capacité de lecture de ces gènes peut se transmettre de génération en génération. Ce que vous vivez aujourd’hui, le stress que vous subissez, vous ne vous l’infligez pas qu’à vous même puisque vous pouvez le transmettre aux générations suivantes.
Si l’on compare une cellule à une cité, les murs de la cité seraient la membrane cellulaire, la cité serait le cytoplasme, le noyau cellulaire qui contient les gènes serait la mairie. Les murs protègent et permettent les échangent de la cité avec son environnement. La cité est faite de commerçants, d’artisans et d’industries qui fabriquent l’énergie. Elle est structurée par un squelette fait de boulevards, d’avenues et de rue. La mairie contient les archives historiques de la cité et elle administre cette cité en fonction de l’environnement externe et interne. La mairie doit parfaitement connaitre l’environnement pour mieux administrer la cité et pour cela elle peut se faire aider par le système nerveux. L’administration de la cité se fera d’autant mieux que l’état émotionnel et psychique de la mairie saura apprécier l’environnement externe et interne pour bien les adapter.
Aujourd’hui nous savons que les cellules de l’organisme reçoivent d’une manière permanente toutes sortes de signaux venant de l’environnement externe et interne, ainsi les gènes peuvent adapter leur activité. Ils peuvent être actifs ou inactifs, ils peuvent être ouverts ou fermés, ils peuvent s’exprimer ou être réprimer.
Ces récentes découvertes en neuroscience et en génétique ont du s’appuyer sur une nouvelle physique mise en évidence à la fin du 20ème siècle : c’est la physique de la complexité ou physique systémique. Pour la systémique la loi de cause à effet n’est plus suffisante pour comprendre les processus biologiques. En systémique pour un effet il y a plusieurs causes et tout ceci en fonction des circonstances. Cette physique étudie l’interaction des différents systèmes dans leur environnement et de ces interactions émergent de nouvelles fonctions.
L’être humain est constitué de plusieurs systèmes, comme le système digestif, respiratoire, circulatoire, l’appareil locomoteur, le système nerveux périphérique et central, le système immunitaire… Il est constitué de 70% d’eau. Elle permet une cohérence nécessaire à la bonne circulation des informations. Cette eau est animée par des champs électromagnétiques morphogénétiques qui organisent et structurent la forme de la conception jusqu’à la fin de la vie. Ils sont évolutifs et modifiés par l’épi génétique. Ils sont une onde qui s’expanse et se retourne sur elle-même pour structurer la forme. La physique quantique c’est de plus en plus imposée dans toutes les sciences contemporaines avec de nouveaux principes. La réalité est à la fois corpusculaire et ondulatoire. Les systèmes ne sont plus simplement interactifs mais superposés et intriqués. La machinerie biologique du corps humain n’existe pas en tant que tel, elle est intriquée et superposée à une machinerie biologique encore plus importante celle de la vie. La machinerie de la vie n’existe pas en tant que tel, elle est superposée et intriquée à une machinerie supérieure celle de la conscience. La conscience est issue d’une mémoire elle cherche un espace et un temps puis une forme pour s’exprimer. Le docteur Still écrivait : « le flux de la vie qui anime l’anatomie humaine dépend du flux de la vie qui anime le monde ».
Quand un individu apprécie son environnement, sait apprivoiser son corps, sait gérer ses émotions, il a toutes les chances de conserver une bonne santé.
Le docteur Still écrivait : « en premier un corps matériel, en second un corps spirituel, en troisième un corps de pensée bien supérieur aux mouvements vitaux dont le but est d’apprendre à bien gérer les mécanismes de la vie. »

Symposium Munich 2010

LE CONSENTEMENT INTERIEUR DU PATIENT DANS LE SYSTEME D’AUTO REGULATION ET DE GUERISON ET LA PRISE DE CONSCIENCE DU PRATICIEN, DE L’EXISTENCE DU MEDECIN INTERIEUR.

Rolling BEKER écrit : Lorsqu’un patient entre dans notre cabinet, vous devez tenir compte de trois facteurs :

  • les croyances et les idées que le patient se fait de son problème,
  • ce que le praticien considère être le problème du patient
  • et finalement ce que l’ensemble anatomophysiologique du corps du patient exprime.

C’est dans cet ensemble anatomophysiologique que le praticien et le patient vont rencontrer le médecin intérieur. Becker écrit : l’ensemble anatomophysiologique a la connaissance de son propre cas, c’est lui qui détient la réponse. Le mécanisme anatomophysiologique et sa structure fonction contiennent l’ensemble des schémas de la maladie et de la santé rétablie. Le médecin intérieur accompagne le patient jour et nuit.

Il répare et restructure comme un potier il remodelise la forme, il relance la fonction, il régule et protège le potentiel inhérent. Le jour il accompagne le patient dans toutes ses actions, ses pensées, ses sentiments. Il adapte, compense, ramène toujours vers le schéma de santé, il est cette petite voix qui susurre aux patients : tu ne devrais pas agir de cette façon. Cette pensée n’était pas favorable, ce sentiment n’est pas justifié. Mais le patient croit en ses propres idées sur sa maladie, sur son état de santé, sur son comportement. C’est alors qu’il faut considérer le consentement du patient dans le système d’auto régulation et de guérison.

1 Il existe une inter activité entre le tissu conjonctif, les fascias organes de la forme et les liquides transportant l’information. Nous devons considérer trois systèmes de régulation :
  • La régulation d’urgence, la régulation vitale et la régulation complexe.
  • La régulation d’urgence s’établit grâce aux systèmes neuro végétatifs et endocriniens.
  • La régulation vitale s’organise essentiellement autour du système endocrinien

Et la régulation complexe sera gouvernée par le champ neuro végétatif et endocrinien, le champ métabolique, le champ neuro sensoriel ou schéma corporel, le champ émotionnel ou morpho psychologique, enfin un champ supérieur ou Moi supérieur, la dimension spirituelle de l’homme.

Ainsi je vous propose deux clés de lecture qui nous permettrons de mesurer ce consentement intérieur du patient.

Une clé sur les stratégies psychologiques et comportementales du patient, face à la maladie, la guérison et la santé. Une clé sur la notion de terrain et de tempérament à travers la fonction endocrinienne.

En confrontant ces deux clés nous pourrons établir le consentement intérieur du patient. Nous pouvons considérer cette archétype de stratégie psychologique et comportementale du patient : l’orphelin, le naïf, la victime, le martyre, le vagabond, le guerrier et le magicien.

L’orphelin est sans racine, il se sent seul et sans outils, il s’en remet totalement à votre compétence, à la magie de votre pratique, sans conscience de ce mécanisme de régulation.

Le naïf ne se pose pas de questions, il ignore le médecin intérieur, il ignore le principe de l’ostéopathie : nous devons l’éduquer.

Pour la victime la santé c’est d’être malade, la guérison est impossible pourtant il vient se faire soigner, sans espoir.

Le martyr est pire, il s’identifie à la maladie : (je suis une polyarthrite chronique), regarde moi j’ai besoin de la maladie pour exister, je viens me faire soigner mais pour être reconnu.

Le vagabond est dangereux, il fuit devant le mécanisme de la maladie, il fait trop confiance à ses mécanismes de régulation et de guérison, il a peur de se soigner, il a peur même de connaître son état de santé ou de maladie, nous devons le rassurer et surtout le convoquer régulièrement afin de le contrôler.

Le guerrier est tout aussi dangereux, il se sent capable de dépasser toutes les épreuves, il a une confiance absolu à son médecin intérieur, il prend trop de risques et n’aime pas se faire aider, il a compris que la guérison était la paix, il n’aime la paix, il aime la victoire. Le risque c’est l’épuisement

Le magicien est le patient idéal pour l’ostéopathe, il a conscience de son potentiel de guérison, il a conscience de sa responsabilité et de sa collaboration avec son médecin intérieur, il a conscience de l’utilité de son ostéopathe pour aider le médecin intérieur.

2 Les tempéraments endocriniens

Les corticosurrénales
Tout acte de la vie demande une libération d’énergie pour surmonter l’inertie du passé. Il s’agira, pour ces êtres humains, dont la fonction première est d’annoncer l’action, de donner un essor au cycle naissant, d’incarner l’énergie même de la création, énergie indifférenciée, acte créateur de la vie universelle.
La cortico-surrénale donne des impulsions dynamiques, la médullo-surrénale fait des explosions atomiques

Les medullo-surrènales
C’est le besoin de faire exploser ses limites. Besoin d’excentricité, au sens de sortir de son centre, besoin de couler les sentiers de l’aventure.
Son don de l’esprit, c’est le service à la communauté. Cette énergie merveilleuse qu’ils ont, il faut la canaliser ; ils ont cette énergie pour faire bouger les structures. Le risque c’est l’explosion, l’éparpillement, l’anarchie complète.

La thyroïde
La thyroïde représente une énergie au service de la forme.
La transformation des animaux inférieurs, insecte en papillon, têtard en grenouille par exemple, est le fait de la thyroïde.
Harmonie des métabolismes, sagesse dans la gestion des biens de ce monde. Souci de plastique, d’esthétique, mais aussi d’éthique pour être harmonieux avec sa communauté. Il faut se rendre utile, il faut être fonctionnel, une puissance vitale extraordinaire.
Chez le cortico-surrénalien, l’énergie vitale se fait par impulsion, par fulgurance ; chez le thyroïdien cela se fait par absorption, c’est un instinct d’appropriation.
Sa quête sera le détachement, il est incarné pour ça, il faut qu’il arrive à comprendre que la forme est importante, mais il n’y a pas que la forme.
De ses origines grecques, la thyroïde signifie bouclier, gardien du seuil, passage du cou, porte des dieux, c’est donc la porte entre l’esprit et la forme.
Elle est indispensable chez l’homme au développement d’une conscience supérieure.
Cette glande est le lieu ou la pression du monde intérieur et la pression du monde extérieur se relient et s’échangent

Les parathyroïdes
Les parathyroïdes vont jouer sur la balance phosphocalcique. Elles s’occupent de transmuter le calcium et le phosphore d’un milieu solide, l’os, à un milieu liquide, le sang.
Analogie symbolique du souffre et du mercure.
L’être influencé par les parathyroïdes sera avide de savoir, de fusionner avec l’expérience, de transmettre ce savoir, de s’intéresser à tout sujet de perception, la découverte pour le plaisir de la découverte, la joie de la connaissance, plaisir également de relier les gens, les phénomènes, les numéros. Sa quête initiatique sera la non-ingérence.
Les parathyroïdes se situent légèrement en arrière, sur les flancs des thyroïdes. On pourrait faire la comparaison avec les temples maçonniques, où il y a à l’entrée deux colonnes, qui symbolisent le portail qui permet de passer de l’état de demandeur à l’état d’initié. Au centre, le bouclier, le gardien du seuil, la porte, des deux côtés la colonne, la connaissance, et l’intuition. On n’obtient pas la sagesse par la précipitation, en passant de la forme à l’esprit, en ne s’intéressant qu’à la forme ou qu’à l’esprit, mais en passant alternativement de la forme à l’esprit.
Les risques du parathyroïdien sont l’errance, les mouvements sans but. Il n’a plus de but, plus de religion, ce sont les spasmophilies actuelles.
En ostéopathie il réagit très vite, on lui donne une information, il adore.

Le thymus Aller de l’avant sans peur, c’est bien mais il faut se protéger. Réglons une fois pour toute ce problème de l’existence ; s’il y a une conscience de Soi organisée, c’est bien dans cette glande. Traditionnellement rattachée au centre du cœur, ce sont des êtres solaires, comme centrale d’énergie où s’élabore en permanence la reconnaissance de l’être par lui-même. Il est glorieux, généreux, dynamique et dominateur .
Nous le retrouverons sur obstiné dans l’effort, dans l’effort tranquille et renouvelé du système immunitaire, fort évidemment, mais il épuise vite sa potentialité de renouvellement et nous en avons la preuve dans l’involution normale du thymus. Dans la tradition tibétaine, le thymus est le siège de la corde d’argent. C’est un petit peu le cordon ombilical l’être au niveau psychique, pour le fœtus c’est ce qui le rattache à la vie tant que les organes ne sont pas formés entièrement. De la conscience du Moi, on passe à la conscience du Soi, c’est l’évolution normale de l’être marqué par le thymus, il est promis à un avenir d’ouverture extraordinaire.
Nous verrons des êtres en lutte, qui feront souvent des pathologies cardiaques, ou des pathologies cardiaques derrière des pathologies immunitaires.
La bonne destruction est de détruire dans les zones pathogènes.

Rate – Pancréas
Les Chinois disent de l’ensemble rate pancréas qu’il est l’harmonisateur universel, celui qui fleurie à la chair et qui se répand jusqu’à l’extrémité de l’être. Tout est douceur et harmonisation.
Quand on est en hypo ou en hyper glycémie, on n’est plus soi-même, la tempérance et la bonne régularité d’une glycémie est l’assurance d’une bonne sociabilité.
Cet être souvent fera semblant de faire en sorte que tout va bien ; il lui faut apprendre à aller au fond de son être et d’y trouver son aisance, lui apprendre que tout changement est merveilleux pour son évolution .

Les gonades
À un degré de plus dans la reconnaissance de l’autre, l’être se trouve confronté avec une pulsion bien ancienne, très archaïque et chaque fois neuve dans son expression.
Posséder, s’approprier, se fondre dans une connaissance absolue.
L’instinct sexuel est un instinct très archaïque, qui a fondement dans l’irruption volcanique d’une connaissance extraordinaire.
La pulsion des cortico-surrénales prend naissance dans le chakra coccygien, c’est la première impulsion, vivre ; elle est antérieure à la pulsion sexuelle, qui vient de suite après, et souvent, elle se nourrit de cette première impulsion.
On nous a séparés, féminin et masculin, et nous a donné une tendance assez importante à aller l’un vers l’autre ; ce magnétisme sexuel nous permet de travailler à notre mariage interne, entre animus et anima, et celui qui s’appuie sur cette force gonadique n’est pas un être de juste milieu. Il est puissant, peut être très sexuel, mais il peut être celui qui fouille tout le temps dans sa psyché ; il ne sera jamais satisfait d’une raison, toujours cette exigence de trouver l’origine, dans la dualité retrouver l’unité. Cela fait de grands mystiques mais aussi de grands sadiques.
Pour les aider, il faut développer le sens de la responsabilité dans l’emploi de leur énergie. Ils sont généralement d’excellents chirurgiens, d’excellents psychiatres.
Ils ont des pathologies sexuelles, des pathologies de non-reconnaissance de l’autre, et une partie des pathologies immunes par non-reconnaissance de l’identité de l’autre.

Ante hypophyse
On l’a nommée le chef d’orchestre des endocrines ; elle porte la marque d’une ambiance rayonnante et généreuse, qu’elle répand autour d’elle en se complaisant dans l’idée qu’elle est sur l’initiative d’actes importants ; c’est moi qui agis et c’est important. Elle est douée pour les initiatives et fière de les assurer et de les assumer ; elle se sent à part des autres.
Mais l’hypophyse n’est pas anarchique, des adénomes, oui, mais pas de cancer.
La multiplicité de ces hormones élaborées rend bien compte de ses talents multiples. Ses faiblesses seront dans un amour propre qui va gêner et aveugler l’action, donc lui enlever son objectivité.

Post hypophyse
C’est une glande qui ne produit pas elle-même, l’hypophyse postérieure en particulier. C’est une coupe, un réceptacle empli en permanence par l’hypothalamus.. Fonction féminine de la post-hypophyse qui reçoit. Elle est aussi le maître de l’océan intérieur, c’est elle qui va réguler l’hormone ADH ; elle va donc retenir l’océan intérieur, elle fabrique aussi l’ocytocine qui a un rapport avec la matrice, les glandes mammaires.
L’être qui raisonne avec cette glande est mu par l’instinct de conservation, de procréation, d’attachement au groupe.
La post-hypophyse est au service silencieux de tout l’organisme.
Sans le support liquidien, aucun échange n’est possible, aucune ardeur ne peut s’élever, aucune action ne peut s’élaborer.
Le post-hypophysaire est impressionnable, créatif, imaginatif ; il aime être entouré et attiré par le passé. C’est un hyperesthésique. Il fait beaucoup de pathologies neurovégétatives, mais sa force, c’est la conservation du Soi.
Il réagira beaucoup aux techniques liquidiennes, peu aux techniques structurelles. Le don de leur esprit est l’appartenance ; cet être a un grand dilemme, il doit appartenir au groupe et en même temps être soi-même.
Leur point clé, la peur, donc en contrepartie, le courage. La pathologie qui les guette, c’est la grande mélancolie et toutes les dépressions.

L’hypothalamus
C’est l’image même du bon secrétaire, c’est un travailleur acharné, il récolte toutes les informations, les analyses, les compare, les traite et les range. Tout ce qu’il reçoit il le donne, et il le donne à la post-hypophyse dont il est le mari ; il le donne avec générosité et sans recherche de récompense ; il est l’éternel second, travailleur, opiniâtre, courageux, humble, rigoureux, manque de fantaisie.
Pour les aider, il faut leur apprendre à vivre autrement que par le travail et la vie à travers les autres.

Épiphyse (Pinéale)
La conscience perçoit la notion du temps psychologique comme une intégration permanente de la durée. Le passé est tout entier dans le présent, il englobe, agglomère l’avenir qu’il a contribué à déterminer. Le temps se transforme en une intuition d’éternité.
Il considérera d’un œil sévère les éphémères désirs humains, s’en détournera pour se complaire dans la contemplation d’une liberté de choix qui lui est offerte.
Sa quête, la domination intérieure, la victoire sur ses penchants, l’acquisition de la maîtrise. Ce sont des êtres évolués qui sont sur le chemin de la réalisation du Soi ;
L’épiphyse n’impose pas, mais elle a tendance à garder la lumière pour soi, lorsqu’elle est perdue dans la contemplation de cette lumière intérieure.
L’épiphyse est en rapport avec le cycle des gonades, qu’elle calme, et permet l’élévation intérieure.
La matière fonctionne d'une manière parfaite en relation avec son environnement. Une fonction n'est pas pervertie, c'est une erreur de l'environnement qui donne l'apparence d'une fonction déformée.
Si une fonction est toujours vraie, et dépend de son environnement, " l'environnement humain n'est pas que physique, il est aussi psychologique et mental. " (Dr SCHOOLEY)

Les champs morphogénétique et le « cerveau crâne »

« La vie a-t-elle une forme? » A.T STILL.

Quel est la forme de la nature de la vie ?
Quel est la forme de la nature du cerveau?
Comment expliquer l’organisation de la forme et de la structure du « cerveau crâne » et de toutes choses ?

La seule réponse possible à ces questions est dans la relation entre l’information et la forme: toute information doit prendre une forme pour exister.
La première forme d’une information est une onde électromagnétique qui progressivement se matérialise.
Nous ne changeons pas mais en revanche nous pouvons évoluer.
Nous vous le conseillons fortement puisque nous vivons actuellement dans un monde en transition.
Au 20 ième siècle nous avons été habitué à vivre dans un monde matérialiste.
Au 21 ième siècle nous plongeons dans un monde où règne l’information .
Contrairement à ce que nous pourrions penser ces deux mondes ne sont pas en opposition.
Notre esprit matérialiste a été habitué à opposer les choses entre elles, à les découper, les séparer, les comparer, les différencier… Maintenant nous devons nous habituer à ne plus les opposer mais à les superposer à l’image des poupées russes.
La matière et l’information ne sont pas opposées mais superposées.
La matière est de l’information et elle peut s’exprimer de manière ondulatoire.
L’information ondulatoire peut se matérialiser. C’est ce qu’explique la physique quantique.
Au 20 ième siècle nous avons étudier les structures et les fonctions.
Au 21 ième siècle structures et fonctions sont mélangées.
La structure de la planète terre et sa fonction de donner la vie sont mélangées dans un grand champ d’information.
Un champ d’information est un espace tridimensionnel qui engendre une forme. Il s’exprime d’une manière ondulatoire par électromagnétisme.
Sur cette planète terre qu’elle est la situation de l’homme et de son cerveau?
Les champs d’information les plus larges sont les champs de la civilisation, de la culture, de l’inconscient collectif de l’histoire humaine géopolitique…
Dans ce champ s’exprime un espace, l’espace d’une histoire transgénérationnelle familiale. Dans cette histoire transgénérationnelle familiale, vous existez. Votre existence est un espace tridimensionnel dans un temps défini, l’espace de votre vie.
C’est un champ électromagnétique qui anime le brouillard biochimique des molécules de votre corps matériel. Le tout dans un océan liquidien qui permet tous les échanges.
L’homme du 20 ième siècle a oublié son écologie. Il a oublié que l’espace de l’humanité est issue de l’espace du monde animal.
Il a oublié que l’espace du monde animal est issu du monde végétal et que le monde végétal est issu du monde minéral. Ces espaces ne sont pas séparés, ils sont intriqués. Et chacun de ces champs d’information a une mémoire au même titre que l’inconscient collectif humain.
C’est une mémoire de forme, la forme de la nature de la vie.
Nous somme donc constitués d’une manière superposé et intriqué par les champs d’information des mondes minéral, végétal, animal, humain. Et ces champs d’information s’expriment de la cellule au tissus, du tissus à l’organe et de l’organe à la forme totale de l’individu.
Pour échanger, ces champs d’information electromagnétique doivent se mettre en résonance . Nous sommes donc des champs électromagnétique en résonance avec l’univers qui nous entoure et qui entoure la planète jusqu’à la mémoire ultime, le code cosmologique.
Comme son étymologie l’indique, un champ morphique est un champ générateur de forme (morphos en grec).
Un champ morphogénétique est issu d’une mémoire , le code génétique. Dans le code cosmologique est en germe le code génétique.
L’univers semble être une énergie d’amour qui prend la forme d’un atome, d’une cellule, d’un organe, d’un organisme vivant. Il choisit un espace et un temps puis une forme pour s’incarner. C’est une énergie d’amour parce qu’elle relie chaque chose et ne les sépare pas, ne les oppose pas. On ne peut relier les choses que par superposition.
Rupert Sheldrake, Chercheur, Docteur en science naturelles et auteur de plusieurs ouvrages définit les champs morphogénétiques comme l’âme organisatrice des organismes vivants. Derrière chaque cellule se cache un champ d’organisation.
L’âme serait donc un champ d’organisation.
La science a priviligié la fonction sur la conception de l’âme. Or il n’y a pas de fonction sans âme. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » écrivait Rabelais.
Toutes ces réflexions sont en contraste flagrant avec les théories orthodoxes encore malheureusement en vigueur. La physique, la chimie, la biologie contemporaine ont encore du mal à intégrer ces champs morphiques pourtant si évidents. Les scientifiques ont en général tendance à considérer les champs connus de la physique comme gouvernés par des lois naturelles éternelles, immuables et non évolutives. Toute expirience doit être objectivée et reproductible «ad vitam eternam »
Or les champs morphiques se manifestent et évoluent dans le temps et l’espace. Ils sont influencés par ce qui est et ce qui se produit réellement dans le monde. Aujourd'hui, la physique théorique est en pleine effervescence. Des théories relatives aux premiers instants de la création ont vu le jour. Le cosmos apparaît davantage comme un système en pleine croissance et en pleine évolution que comme une machine éternelle. Pour Sheldrake, le tout est plus que la somme des parties.
Il rejoint ainsi les principe de la physique de la complexité: la physique systémique vient enrichir la physique systématique.
Il remet en cause également l'aspect purement mécanique de la biologie au profit d'une causalité formative à la base de toutes morphogenèses. La biochimie et la génétique n'interviennent qu'à posteriori. Cette causalité formative s’exprime par les champs morphogénétiques.
Les champs morphiques façonnent les atomes, les molécules, les cristaux, les cellules, les tissus, les organes, les organismes, les sociétés, les écosystèmes, le système planétaire, le système solaire, la galaxie etc. Les champs morphogénétiques, électromagnétiques sont présents dès la conception. Ils ont en potentiel toute la forme de notre corps et son organisation. Ils organisent l’embryogenèse et continue toute notre vie à assurer la forme, l’organisation et l’homéostasie de l’unité fonctionnelle du corps et son adaptation à son environnement: nous nous adaptons donc à notre environnement par résonance morphique , par résonance électromagnétique.
Selon la théorie de Rupert Sheldrake, le cerveau est avant d’être. « les champs morphogénétiques sont responsables de l’organisation et de la forme des systèmes matériels ».
« La morphogenèse biologique peut être définie comme la naissance des formes caractéristiques et spécifiques chez les organismes vivants ».
La forme du cerveau « nait ».
La morphogénèse nait d’un système déjà organisé: le germe morphogénétique.
Le germe morphogénétique est un système en devenir. Le reste du champ n’est cependant pas encore occupé ou étoffé: Il reste toujours un champs d’information non matérialisé. Il renferme la forme virtuelle du système final.
Dans cette vision nous pouvons parler « d’âme du cerveau ». En effet l’âme est un principe fondamentalement organisateur de la nature.
La forme du cerveau est défini par son âme ,autrement dit par son champ morphogénétique, électromagnétique , évolutif.
Un cerveau d’humain peut devenir un cerveau d’humain parce que son âme de cerveau humain lui confère sa forme.
C’est cette même « force de vie organisatrice » qui va amener le cerveau embryon au cerveau adulte .
L’âme a le programme du cerveau final mais ce programme pourra être modifié par l’épigénétique, nous le verrons plus tard dans cet ouvrage.
On ne peut plus séparer la notion d’âme et d’esprit.
Ce qui est juste pour le cerveau l’est aussi pour toute la forme humaine.
Il y a une âme pour tous les tissus, tous les organes et toutes les articulations.
Et nous avons la chance de pouvoir la toucher en ostéopathie. C’est pour cela que l’on peut affirmer qu’elle existe. C’est une capacité naturelle animale et humaine de pouvoir la toucher.
N’oublions pas que lorsque nous percevons quelque chose de dur, c’est un électron qui nous repousse.
Cette âme permet l’unité fonctionnelle du corps ( deuxième grand principe du docteur Still)
Sheldrake avance que n’importe quel élément de la nature des éléments de la même espèce en particulier contient les caractéristiques de l’ensemble. La nature semble évoluer à travers un réel processus d’apprentissage, parfois soudain , plutôt que sur la base de mutations fortuites très lentes.
Lorsqu’un groupe humain ou animal acquiert certaines propriétés comportementales, psychologiques ou organiques, ces propriétés se transmettent aux autres membres de la même espèce.
Concernant la réalisation d’un niveau de conscience spirituel chez l’homme, si un groupe humain donné atteignait une croissance spirituelle cela se propagerait selon le mécanisme de la résonance morphique à d’autres membres de l’espèce en le portant à un niveau de conscience planétaire et universelle. La paix dans le monde ne sera que lorsque chacun d’entre nous aura trouver la paix dans son corps, son âme et son esprit.
Sheldrake a donc élargi notre vison de l’univers en nous le présentant comme un champ vibratoire en résonance, une sorte d’égrégore , de matrice universelle ou de toile suprale d’après les physiciens quantiques.
Ce champ peut améliorer la conscience collective puisque nous recevons ses informations. Nous faisons parti de ce champ et l’influons aussi constamment. Attention à ce que vous pensez, attention aux émotions que vous émettez…
Le champ de résonance morphique influencent tous nos plans de conscience: les plans physiques, endocriniens, sensoriels, émotionnels, psychiques et supra-conscient.
Le monde minéral, végétal, animal et hominal sont régis par ces champs.
Les organismes vivants ne se limitent pas à partager le matériel génétique. Le champ influence le génétique. Ceci explique pourquoi Sheldrake parle alors de champs morphogénétique. Il s’agit de saut quantique né de l’effondrement d’une fonction d’onde.
Ce mécanisme est donc bien différent de la simple évolution lente et progressive de Darwin , puisque une prise de conscience et une mutation peuvent être finalement beaucoup plus rapide. Selon la théorie de Sheldrake les mutations génétiques doivent nécessairement avoir une nature quantique. Chez certains banc de poisson tout le banc semble se comporter comme un seul esprit sous l’approche d’un prédateur. C’est la même chose chez les oiseaux se déplaçant en escadrille, Ils possèdent un sens qui dicte leur mouvements en synchronie.
Chez les humains, si un groupe donné atteint un certains niveau de conscience spirituelle, il se propage selon les mécanismes de la resonance morphique à d’autres membres de l’espèce. Cela pourrait expliquer des phénomènes comme la télépathie.
Cette prise de conscience s’intriquera dans la mémoire collective propre à chaque espèce biologique.
Cette mémoire ne réside pas dans le cerveau mais dans ce champ comparable à l’inconscient collectif tel que le définit Jung. Cet hologramme cérébral serait un système capable de décoder des fréquences provenant d’une dimension qui se trouve au delà de l’espace et du temps. Ceci pourrait être représenté par une espèce de récipient d’information et de mémoire quantique et electromagnétique.
La mémoire ne serait pas localisée dans le cerveau. Le cerveau ne serait qu’un outil permettant à travers les impulsions nerveuses qui se croisent en lui à chaque instant d’extraire l’information et de la transformer en une forme pouvant s’accomplir dans le domaine de l’espace et du temps. Le cerveau ne serait que le transducteur d’une information provenant d’ailleurs, c’est à dire un endroit en dehors de l’espace temps capable aussi bien de recevoir que de transmettre de l’information non locale.
Autrement dit ce qu’un groupe biologique acquiert est automatiquement transféré à ce «serveur universel», une sorte de « cloud universel » qui à son tour s’occuperait de transmettre l’information à des groupes biologique en affinité. Il s’agirait de communication de l’information par sympathie et par similitude, une sorte de fonction quantique des neurones miroirs que nous étudierons plus tard. Le mécanisme de la résonance morphique serait donc une transmission non locale d’information d’un point à l’autre de l’espace temps.
Le cerveau serait-il comme un processeur d'ordinateur qui va se servir dans ce « cloud universel » ? Cette opération permettrait donc au cerveau de résoudre des problèmes, avec des informations stockées par d'autres cerveaux ailleurs et à un autre moment. Ce qui permettrait aux espèces d'évoluer en permanence en s'enrichissant des progrès des autres individus de la même espèce.
La philosophie indienne ne parlait elle pas déjà de mémoire akashiques.
Les neurosciences ne pourront jamais localiser la mémoire dans le cerveau car c’est le cerveau tout entier qui est sollicité par la mémoire.
Ne confondons le piano et le pianiste. Le cerveau est un ordinateur qui a besoin d’une âme pour jouer sur le clavier.
Le cerveau est un émetteur/récepteur. Il va piocher dans un champ morphique des informations qui sont en résonance avec ce dont il a besoin. Ces champs fonctionnent forcément d’une manière quantique car ils sont non localisés. Nous verrons que le cerveau fonctionne d’une manière biochimique électrique et électromagnétique toujours d’une manière superposé intriquée et non en opposition.
« Les champs morphiques, comme les champs connus de la physique sont des régions d’influences non matérielles s’étendant dans l’espace et se prolongeant dans le temps. Quand un système particulier cesse d’exister, lorsqu’un atome est désintégré, qu’un flocon de neige fond, ou qu’un animal meurt, son champ organisateur disparaît du lieu spécifique où existait le système. Mais les champs morphiques ne disparaissent pas : ce sont des schèmes (des logitiels sans support) d’influence organisateurs potentiels, susceptibles de se manifester à nouveau, en d’autres temps, et d’autres lieux, partout où et à chaque fois que les conditions physiques sont appropriées. Quand c’est le cas, ils renferment une mémoire de leurs existences physiques antérieures » écrit Ruppert shuldrake.
La théorie de ruppert Shuldrake ne serait-elle pas une illustration de la physique quantique?
Révisons ensemble sommairement les clefs de cette physique.
Nous savons qu'à l'échelle de l’infiniment petit, il n'est plus possible de décrire la réalité selon les lois déterministes de la physique classique. Nous pouvons observer des phénomènes au coeur de la matière qui font intervenir de nouveaux concepts comme la non-localité, la superposition d'États ou le principe d'incertitude.
Nous assistons alors à un ballet étonnant. Des particules observées peuvent apparaître à un endroit, puis disparaître et réapparaître ailleurs sans que l'on sache où elles étaient entre-temps. Une même particule peut être à deux endroits au même instant, ou alors se présenter sous deux formes différentes simultanément. Et deux particules, à partir du moment où elles ont été en relation, même très éloignées, continue de communiquer de l’information à distance et instantanément.
Autre fait fascinant, dès que l'on observe les objets au niveau quantique on les modifie, du simple fait de les observer. Cela signifie qu'un expérimentateur, par son intention et sa conscience, va influer sur l'objet et la réalité observée. À l'échelle subatomique de l'être humain, le corps est constitué de cellules, elle-même composée de molécules qui sont des assemblages d’atomes… Et à cette échelle, la physique quantique prend toute sa dimension. Ainsi, conformément aux lois quantiques, certaines particules de notre corps peuvent échanger des informations à distance avec l'univers dans son ensemble. Chaque corps a sa propre longueur et si nous voulons bien communiquer soyons donc sur la même longueur d’onde.

Le cerveau holographique .

Le cerveau fonctionne comme un hologramme et il perçoit toute les parties du corps comme des hologrammes.
Un hologramme est une photographie tridimensionnelle faite à l’aide d’un laser. Pour créer un hologramme, l’objet à photographier doit être d’abord baigné dans la lumière d’un rayon laser. Alors un deuxième rayon laser (qui peut être de même source) rebondit sur la lumière du premier reflétée par l’objet et le modèle d’interférence résultant (le secteur où les deux rayons laser se mélangent) est capturé sur le film. Quand le film est développé, il ressemble à un remous sans signification de lignes légères et sombres. Mais aussitôt que le film développé est éclairé par un autre rayon laser, une image tridimensionnelle de l’objet original apparaît.
Le fait important est que le relief est intégralement conservé: en particulier l’observateur pourra voir, en déplaçant son œil, des parties de l’objet les plus proches de lui venir en masquer d’autres situées à l’arrière-plan.
La tridimensionnalité de telles images n’est pas le seul point remarquable.
Si un hologramme d’une rose est coupé dans sa moitié et est ensuite éclairée par un laser, on pourra retrouver dans chaque moitié l’image entière de la rose.
En effet, même si les moitiés sont divisées de nouveau, chaque morceau de l’image (ou du film) contiendra toujours la version totale mais intacte de l’image originale. À la différence d’une photographie standard, chaque partie d’un hologramme contient l’ensemble de l’information possédée par la totalité.
Cette caractéristique du "tout dans chaque partie" fournit une voie entièrement nouvelle pour comprendre et pour gérer l’ordre et l’organisation.
C’est aussi la raison pour laquelle, lorsque nous palpons un volume anatomique en ostéopathie, nous pouvons percevoir bien au delà de ce volume.
La perception spécifique d’un espace anatomique et de sa fonction s’inscrit toujours dans l’espace global du patient.

David Bohm (1917-1992)

« Cette énergie ou Esprit, envahit tous les êtres vivants, et sans elle tout organisme se briserait dans ses éléments constituants. Ce qui est réellement vivant dans l’être vivant, c’est cette énergie de l’ Esprit, et elle est jamais née et jamais ne mourra. »
Bohm rejoint à la perfection la vison stilienne et celle Ruppert Sheldrake.
David Bohm est considéré comme l’un des plus grand physiciens. Ces recherches sur l’intrication entre la conscience et la matière ont fait plusieurs fois le tour du monde.
David Bohm considérait que la matière n’était que de l’information stockée, gouvernée par l’esprit de l’univers et de tous les esprits qui l’habitent.
Le potentiel quantique (l’esprit universel) interagit constamment avec la matière et cela génère un « holomouvement » dans l’univers.
Dans l’approche de David Bohm, l’univers, homo sapiens, l’animal, le végétal, le minéral, le cerveau, le corps,un violon sont des hologrammes . L’esprit universel régit la matière à chaque instant, en l’informant d’une telle manière que chacune de ses parties, contient en elle les éléments de l’ensemble. Exactement comme dans un hologramme.La vision holographique de Bohm est un champs d’information infini, sans limites de temps et d’espace. Il est le tout dans le tout, et il y a une intrication quantique de toute les particules entre elles. Ce champs appréhende tout l’espace et l’influence. C’est un champ de forme.L’information circule dans ce champs entre les différentes entités quantiques. Ce champs,pourtant invisible à nos yeux est perceptible à notre toucher.
Nous pouvons nous inspirer de Saint Thomas et du fameux, «je crois ce que je sens », si nous souhaitons nous mettre en résonance avec ce champ holographique qui nous relie tous.
D’un point de vue imagé nous pourrions comparé ce champs à une toile d’araignée, ou toute les parties de la toiles sont en reliance les unes aux autres. Certains physiciens ont évoqué le terme de « toile suprale de l’univers » pour parler de ce champ, d’autres, de « matrice de l’univers ».
La matrice de notre tissus conjonctif et de notre esprit pourrait elle être en résonance avec la matrice de l’univers?
Notre expérience clinique nous le prouve tous les jours.
Il est important de ne pas faire de confusions entre le champs électromagnétique et le champ d’information: l’hologramme .
A ce sujet Massimo Teodorani , astrophysicien et docteur en physique stellaire dans son livre Entanglement, l’intrication quantique des particules à la conscience aux éditions Macro Editions, écrit « En somme, l’information fournie par le potentiel quantique n’a rien à voir avec celle fournie par un signal électromagnétique lequel, comme le sait bien l’électrodynamique classique de l’écossais James Clerk Maxwell ainsi que la physique relativiste d’Einstein, dépend aussi bien de la distance (en raison de l’inverse de son carré) que de son amplitude (ou de son intensité).Un champs d’information traverse l’univers et tout notre corps, créant ainsi des potentiels d’information superposé (monde minéral, végétal,animal et humain).
Un champs d’énergie transporte l’information, l’a met en mouvement et l’organise. C’est pour cela que le corps énergétique, electromagnétique qui émane de notre corps semble limité dans un espace infini d’information.

Le Cerveau Holographique: exemple de cas clinique

« Il n’y a pas d’un côté des réseaux de neurones pour faire et de l’autre des réseaux pour imaginer qu’on fait »
«réciproquement , on ne peut pas faire un mouvement sans le simuler ». Roland Jouvent , Professeur de psychiatrie à l’université Paris-VI. Directeur du Centre émotion du CNRS à la Salpêtrière.
Le Cerveau magicien, édition Odile Jacob
Hiley, physicien, théoricien « Nous devons être prêts à considérer de nouvelles visions de la réalité »
Une violoniste professionnelle n’arrive plus à jouer de son instrument suite à la mort brutale de sa maman qui vient de se suicider.
Elle vient me consulter.
Mains aux crâne « en bol de BECKER », je propose de faire venir mentalement, par son imagination son violon dans la pièce de travail. Une compression de la base du crâne apparait, associée à une agitation des liquides de tout son corps.
J’entame un travail neurosensoriel, vision , odeur, toucher, musique et même goût.
Elle perçoit enfin son violon dans tout les plans de l’espace, cette perception déclenche tout d’abord des émotions qui lui semblent insurmontables. Puis progressivement par l’analyse sensorielle que je lui propose, elle les apprivoise .
Je lui demande qui lui a offert ce violon qu’elle vient de goûter?: elle ne le repousse plus. Elle me répond ses parents et sa mère en particulier , elle pleure, nous reconnaissons l’émotion. Que met elle dedans? De la tristesse, de la peur, de l’abandon, de la séparation…
J’ai pu constaté au cours de mon expérience clinique q’une interaction entre différentes qualités d’émotions peut bloquer le mécanisme émotionnel et mental.
Je lui fais prendre conscience qu’elle est là en présence de plusieurs qualités d’émotions et que si elle résiste, elle les accentue.
Peut être que derrière ses émotions de souffrance, il pourrait y avoir une « image ressource »: comme le sourire de sa maman l’écoutant jouer du violon.
J’ai superposé le plan neurovégétatif, le plan neurosensoriel, le plan émotionnel et j’accède enfin au plan psychique, aux ailes de l’oiseau.
La ressource ouvre la porte…
Je lui fait prendre conscience de tout ce qu’elle a pu mettre ou projeter dans l’hologramme de son violon, de toutes les peurs et les croyances qui dansent autour de son instrument.
Au début de la consultation elle repoussait totalement son instrument, un trop plein émotionnel l’empêchait de le contacter. Au fil du travail elle peut à nouveau se relier sensoriellement avec , le gouter , l’écouter, le sentir. Elle a pu effacer toutes les émotions qui l’en empêchait, parce qu’elle les a exprimé par son corps, son âme et son esprit. Peu à peu en confiance dans mes mains tout se transforme.
L’état d’agitation se calme, transmute et tout doucement accède à l’enchantement de l’hologramme de son violon. Il l’enveloppe, elle se fond dedans. Son violon fond en elle et elle fond dans son violon.
Elle renoue quantiquement avec son instrument.
Le soir de la séance elle se rapprochera physiquement de son instrument et reprendra très vite ses activités professionnelles...
Cette histoire n’a pas de fin, nous avons contacté l’infini de l’univers.
Si nous souhaitons interpréter cette consultation, utilisons la métaphore suivante. « Le pianiste, Le piano et l’accordeur de piano ».
Le piano, sans pianiste n’est pas animé.
Si l’accordeur de piano n’a pas ajusté l’instrument correctement, le pianiste ne pourra pas jouer.
L’accordeur est la cohérence cardiaque nécessaire à la fonction du cerveau et du corps,( voir chapitre sur la cohérence cardiaque). Le piano est le prolongement du corps, relié au cerveau.
L’accordeur de piano aura pris soin de mettre en harmonie les cordes et le toucher du clavier pour permettre au pianiste d’exprimer ses émotions. Sans émotions il n’y a pas de musique. La technique ne fait pas la musique, elle y participe.
La main consciente de l’ostéopathe jouera le rôle de l’accordeur de piano puisque les mains sont en relation directe avec le coeur ( main thymo-tactile).

Conférence Berlin 2015

L’ostéopathie est une médecine dont la base scientifique est la Physique. Cette première science fondamentale évolue de la physique de Newton à la physique Quantique. L’ostéopathe doit prendre conscience de trois niveaux d’intervention : la biomécanique, la biocinétique et la biodynamique.

  • La biomécanique.
  • L’ostéopathe analyse et ajuste la structure anatomique et ses articulations à la recherche d’une unité fonctionnelle.
  • La biocinétique.
  • L’ostéopathe avec ses mains écoute les mouvements de la vie au sein des tissus du corps à la recherche d’une cohérence de fréquence dans le tout du patient.
    Ces mouvements s’expriment dans un espace tri-dimensionnel rythmé par le temps.
    La physique quantique nous invite à partager avec nos patients car l’observateur et l’expérience ne font qu’un.
  • La biodynamique.
  • La biodynamique recherche l’énergie nécessaire aux mouvements de la vie à l’intérieur du corps pour le maintenir en bonne santé. La palpation fluidique et énergétique du patient place celui-ci dans une interaction permanente avec son environnement.
    L’ostéopathe doit prendre conscience de « l’énergie intelligente de l’univers » qui anime les principes et les mouvements de la vie. Il doit mettre en résonnance cette onde avec les champs morphogénétiques électromagnétiques du patient pour permettre une meilleure résilience de la forme.

Les trois niveaux biomécanique, biocinétique et biodynamique agissent sur la tenségrité naturelle du corps. Du squelette de la cellule au squelette humain par l’intermédiaire des liquides et du tissu conjonctif, la tenségrité équilibre la compression sur les tissus, la tension de ces tissus et l’énergie qui s’exprime à l’intérieur de ces tissus.
Nous considérerons deux types d’énergie.
L’énergie musculaire régulée par le système nerveux sensori moteur. L’énergie des liquides animés par les champs morphogénétiques pour permettre la résilience de la forme dans son environnement.

La Physique est la science fondamentale sur laquelle se base l’ostéopathie : de la Physique de Newton à la Physique Quantique.
Le docteur Still écrivait : « Le flux de la vie qui anime l’anatomie humaine dépend du flux de la vie qui anime le monde ».
Le docteur Becker écrivait : « L’outil perceptuel de l’ostéopathe est un outil de mécanique quantique.
A partir du moment où vous posez les mains sur quiconque, vous modifiez ce qu’il est.
A partir du moment où vous avez établi un examen, vous modifiez quelque chose pour aider le corps à s’aider. La mécanique quantique nous invite à partager avec nos patients, car l’observateur et l’expérience ne font qu’un. »
Colin Dove écrivait : « La santé est présente lorsque nous sommes en parfaite communication avec notre environnement via la cohérence quantique. La maladie résulte de la perte de synchronicité avec notre environnement. Que faisons-nous dans notre pratique ?
Lorsque nous voyons un patient nous évaluons sa santé que ce soit par une méthode structurelle ou en écoutant le mécanisme respiratoire, nous recherchons une cohérence.
Lorsque nous traitons nous nous centrons et par le fait même nous offrons un fulcrum, un point de Stillness absolu autour duquel le corps du patient pourra se réorganiser. Notre connaissance de ce patient et de notre technique nous permet de communiquer avec notre patient d’une manière quantique et nous savons que cela nous permet souvent des indices et des images. »
Que nous pratiquions l’ostéopathie structurelle, fonctionnelle ou liquidienne nous devons être conscients de tous ces phénomènes que la physique nous enseigne. Nous devons établir une cohérence dans la tenségrité du corps.
Elle est un équilibre entre la compression, la tension et l’énergie qui s’expriment dans celui-ci, dans une interaction permanente avec l’environnement.

Séminaire avec des ostéopathes Espagnols

Séminaire avec des ostéopathes Japonais

Congrés Odenth 2015

Nassim Haramein en Francais! Conférence à Bruxelles: 25 juin 2015

Deepak Chopra - Guérison, Physique Quantique & Epigénétique / Physical Healing and Sciences

Rupert Sheldrake : L'intelligence évolutionnaire

Robert Lanza - What are space and time?

L’eau : informations et mémoire avec Pr Marc Henry - Prévention Santé

Bioénergie, ce que les photons nous disent de notre santé - Georges Vieilledent

Nassim Haramein en Francais! Conférence à Bruxelles: 25 juin 2015